mardi 1 septembre 2009

Construire une maison écologique et économique

Armé de ses outils, de son savoir-faire et de son courage, Jean Pierre a construit sur son terrain de 2700 mâ un chalet qui lui sert aujourd'hui de résidence principale avec sa femme et ses enfants.

Installé à la sortie de la commune de Quinssaines, direction Domérat, ce bricoleur travaille depuis maintenant quatre ans sur sa nouvelle maison.

C'est grâce à Internet qu'il a découvert le concept du chalet finlandais, entièrement en bois. La maison est commandée sur la toile. Elle est livrée en pièces détachées. Il ne reste plus ensuite à l'acquéreur qu'à l'assembler. Et le tour est joué.

« Nous avons mis quatre jours pour construire la maison. Nous étions six, les pièces de bois sont numérotées, ça ne pose pas de problème pour des bricoleurs », explique le propriétaire qui en plus de son chalet à également commandé via le même site Internet un garage de 35 mâ lui aussi entièrement en bois. « Le chalet c'est un rêve de gosse, j'adore le bois, j'ai travaillé dans ce domaine lorsque j'étais plus jeune ». Une fois la maison réalisée, ce père de famille s'est consacré à l'intérieur de son chalet en posant le carrelage ou encore en fabricant sa cuisine sur mesure, avec, dit-il, sa petite machine à bois. « J'ai fabriqué notre cuisine avec du parquet que j'ai récupéré. Il a au moins 150 ans, ce parquet et il m'a bien servi. Je touche à tout, j'ai appris sur le tas. Le bricolage m'a toujours attiré. En même temps ce ne sont pas les premiers chantiers que je fais puisque j'en suis à ma troisième maison. J'apprends au fur et à mesure, j'ai fait moi-même l'électricité et la plomberie dans le chalet ».

Cuisinier de métier, ce bricoleur utilise ses jours de congés à travailler le bois. « Cette année nous ne sommes pas partis en vacances, donc j'en profite pour bricoler à la maison et me consacrer à l'extérieur aux beaux jours ».

Et ce chalet a de quoi séduire car en plus d'être fabriqué entièrement en bois, ce type de construction est économique. « Une construction ordinaire coûte plus cher que ce type de chalet. On fait en plus des économies énergétiques puisque notre chauffage se résume à un poêle dans le salon. Avec ça, on chauffe deux heures et c'est suffisant pour vingt-quatre heures. En plus on peut mettre tout type de bois dans le poêle. Je n'ai donc presque pas de bois à acheter, ce qui permet de réaliser de grosses économies ».

Mais le poêle présent dans la maison ne sert pas uniquement de chauffage. Il sert aussi de four qui permet à la famille de cuisiner. « Je peux avec ce four faire cuire toutes sortes de viande, de gratins. C'est pratique et ça me fait même gagner de la place dans ma cuisine puisque je n'ai pas de four. Je me sers uniquement de celui-ci ».

Jean-Pierre réalise actuellement une terrasse à l'extérieur. Par la suite, ce sont des panneaux solaires qu'il souhaite faire installer sur le toit de sa maison écologique pour des raisons essentiellement écologiques et économiques.

mercredi 5 août 2009

Maison écologique et bio

Pendant l'été, explorons ces quartiers d'un nouveau type qui surgissent de terre dans la métropole lilloise. Et d'abord, l'un des projets les plus ambitieux de France. À la croisée de trois villes (Tourcoing, Roubaix et Wattrelos) est en train de naître la zone de l'Union. À quoi ressembleront les villes du XXIe siècle ? La zone de l'Union se veut une esquisse.

C'était un quartier témoin de la vie industrielle d'autrefois. Des cheminées textiles, des bistrots couleur bleu de travail, des pavés où semblent résonner les fers des chevaux. Puis les panaches des cheminées se sont évaporés, les usines se sont vidées, la vie de labeur s'est arrêtée. Les années 80 jettent un voile gris sur les 80 hectares. À la veille du XXIe siècle, la communauté urbaine se penche sur cet espace convoité et décide d'y faire renaître de l'activité économique.

Les élus des trois villes n'imaginent pas une seule et immense zone économique, ils veulent y préserver de la vie : des logements, des écoles, des équipements collectifs (hôtel d'entreprises, collège, Maison de l'Union...), un nouveau quartier. Mais il faut être patient. « Il a fallu une quinzaine d'années de travail. Rien que pour la maîtrise foncière, racheter maison après maison, il nous a fallu dix ans. Le temps de l'urbanisme n'est pas le temps de la politique », rappelle René Vandierendonck, maire de Roubaix. Et les élus prennent le temps de définir leur projet. « Il faut faire un quartier qui doit répondre aux exigences de la ville de demain. Un quartier où se mêlent le logement et l'économie. Les activités doivent être moins consommatrices d'énergie. L'ensemble du site doit permettre aux usagers de s'y sentir bien », précise Michel-François Delannoy, maire de Tourcoing.

La SEM Ville renouvelée planche sur ce gigantesque projet. Premiers signes visibles : le pôle images installé dans l'ancienne manufacture Vanoutryve à califourchon sur Roubaix et Tourcoing. Des entreprises s'y sont installées (notamment Ankama et ses 300 emplois), des studios de tournage, une chaîne de télévision, le Centre régional des ressources audiovisuelles... Il reste encore de la place pour des entreprises dans le superbe bâtiment industriel réhabilité.

Mais d'ici quelques jours, ce sont des travaux au coeur de la zone qui vont débuter avec la construction du Centre européen des textiles innovants (CETI), fer de lance du pôle d'excellence. Car l'Union ne sera pas une ZAC. « On n'est pas dans une démarche de remplissage mais dans une démarche qualitative. Il y a un certain intérêt au voisinage de certaines entreprises », rappelle Agnès Crucé, responsable du secteur aménagement à la Ville renouvelée. Et c'est ainsi que l'Union a ferré l'un des fleurons économiques de la région. D'ici 2012, Oxylane (ex-Décathlon) va implanter le siège de sa marque Kipsta et ses activités sur 8,5 hectares. Résultat : soixante-dix emplois et des terrains de sports mis à disposition du quartier. Tout un symbole...

Écoquartier

Car la zone de l'Union sera bien un quartier avec ses activités, ses entreprises, ses logements : anciens, réhabilités avec un architecte de renom (Patrick Bouchain), et nouveaux avec des volontés architecturales marquées. « Les choix seront bientôt définis, sur les volumes, sur la densité puisque nous avons densifié l'utilisation du foncier », souligne Michel-François Delannoy. Parmi les exigences des élus : des bâtiments (d'habitat ou industriels) peu consommateurs d'énergie car l'Union veut décrocher le label d'écoquartier. « Il faut faire en sorte que les bâtiments permettent de vivre autrement dans le quartier en terme de services et de déplacements », insiste Yves Lepers, chargé de coordination du développement durable à la SEM. Le quartier bénéficiera également d'un parc urbain de 11 hectares.

Mais il faudra encore attendre près de quinze ans pour que l'ensemble de la zone de l'Union soit aménagé. D'ici là, rien n'est figé, les projets évoluent en même temps que les travaux... •


Une belle maison écologique.

jeudi 30 juillet 2009

Pourquoi s'offrir une maison écologique?

Une maison écologique offre tous les avantages. Elle vous permet de faire des économies et de pouvoir vous regarder dans une glace le matin en vous disant: "j'essaye de réduire mon impact sur l'environnement et de réduire ma consommation, je peux donc être fier et ne pas baisser les yeux devant mes enfants".
maison bois écolo

Il sera de plus difficile de dire à nos futures générations: "Je ne savais pas que mon attitude allait mettre la terre dans cet état de délabrement".

Alors, pensez y lors de l'achat de votre prochaine maison !

Ou gagnez en une!
Repartez avec une maison d’architecte en faisant vos courses ! Le forum des Halles organise cet été un jeu-concours permettant au gagnant de remporter une maison ArchiHome de 54 m², d’une valeur de 50 000 euros HT. Les aménagements intérieurs et extérieurs ont été spécialement conçus pour l’occasion.

Fruit de la collaboration de l’agence d’architecture Archi 5 et du spécialiste de l’habitat modulaire Isoris, les maisons ArchiHome sont construites pour répondre aux critères de Haute Qualité environnementale (HQE). Avec sa toiture végétalisée, ses panneaux solaires, ses cellules photovolataïques ou son système de récupération des eaux de pluie, la future demeure intègrera un maximum de technologie respectueuses de l’environnement.

La structure de la maison sera réalisée à base de modules de containers de transport maritime recyclés et transformés en atelier. Le gagant du jeu-concours repartira avec les clefs de la maison qui lui sera livré par le constructeur sur le terrain de son choix.

Il suffit de répondre à trois questions portant sur les maisons ArchiHome pour tenter sa chance. Les bulletins de participation sont disponibles dans l’ensemble des magasins du Forum des Halles. Le jeu court jusqu’au 29 août.
http://www.lavieimmo.com

dimanche 19 juillet 2009

Première maison écologique française

Rouffiac-Tolosan, petite commune d’environ 1 800 âmes dans l’arrondissement de Toulouse, peut se vanter d’avoir accueilli de nombreux visiteurs le samedi 27 juin. En effet, José Ferreira, constructeur en bâtiments de la société « L’Ysatis » présentait la première maison écologique qui corresponde aux requêtes du grenelle de l’environnement.
À l’heure où l’on évoque une taxe carbone dont on ne sait pas encore qui exactement elle va concerner, cette maison écologique affiche une très faible consommation d’énergie : 50 kwh par mètre carré et par an ! Qui dit mieux ? Le pari était de construire une maison qui soit économe en énergie mais qui reste cependant compétitive au niveau du prix.
La solution trouvée par José Ferreira a été de mettre en place un système mural de coffrage isolant de très haute performance pour le gros œuvre. Ce coffrage correspond aux normes européennes les plus strictes en matière de consommation d’énergie et ce système est d’ailleurs breveté et agréé en Europe. En outre, le chef d’entreprise a fait appel à des techniciens et à des ouvriers très bien formés et réputés pour leur savoir-faire. Le tour est joué : de bons matériaux, des compétences, et voilà la maison écolo prête à être vendue dans toute la France… Paris gagné !

Source: http://www.web-libre.org/

L'écologie au quotidien

C'est l'histoire d'un type qui, un soir, en rentrant du boulot, lance à sa femme : " Chérie, il faut sauver la planète. " Carrément ! Ce type n'est autre que… ma pomme – expression (fruitière) appropriée s'il en est. Ma pomme est, au départ, un écologiste " théorique " : en accord avec les grands principes environnementaux, mais moyennement regardant sur leur application au jour le jour ; familier avec les terminaisons en " able " (équitable, durable, raisonnable, responsable, soutenable, renouvelable…), mais coupable de ne pas passer plus souvent à l'acte. Ma pomme est propriétaire (depuis peu) d'une maison mal isolée, roule dans une voiture vieille de bientôt dix ans, trie ses déchets sans toujours faire très attention, aime traîner sous la douche et oublie souvent d'éteindre ses appareils électroménagers.

Sauver la planète ? Oui, bien sûr ! N'est-ce pas le message dominant du moment ? Partout – à la radio, dans le métro, sur les paquets de céréales, dans les magazines (comme Le Monde 2) –, il n'est question que de " gestes citoyens " et d'" éco-attitude ". Pas un jour ne passe sans que nous soient chantés les mérites des maisons passives et des panneaux photovoltaïques. Impossible de regarder tranquillement les réclames à la télévision sans entendre parler de développement durable – pour un peu, la pub nous demanderait presque de réduire nos achats, ce qui serait bien le comble ! Résister à cet épanchement d'exhortations et de grands sentiments relève, au choix, de l'exploit ou du déni. Alors, chiche ! Adoptons les recommandations tambourinées quotidiennement. Bio-responsabilisons-nous. Testons la " vie écolo " à la micro-échelle d'un foyer moyen (deux adultes, deux enfants). Dans la mesure du possible, s'entend.

EMPREINTE. Ce qui compte, en priorité, c'est de voir d'où l'on part. Faire un diagnostic environnemental de son propre mode de vie. Plusieurs outils existent pour cela. Premièrement, l'" empreinte écologique " individualisée que l'association WWF (World Wide Fund for Nature) vous propose d'établir sur Internet en quelques clics. Une dizaine de questions vous est posée afin de savoir si vous êtes plus surgelés que produits frais, plus mazout que bois de chauffage, plus voiture individuelle que transports en commun… A la faveur d'on ne sait quel algorithme, le résultat est alors mesuré en hectares, l'empreinte écologique se définissant comme une estimation de la superficie nécessaire à un individu pour répondre à ses besoins en ressources naturelles.

Nous concernant, la sentence est cruelle : avec 3,6 ha, nous sommes largement au-dessus de l'empreinte " soutenable " (2,1 ha). " Si chaque personne vivait comme vous, il faudrait deux planètes pour subvenir à nos besoins ", assène sans pitié WWF, avant de préciser – maigre consolation – que l'empreinte moyenne d'un Français est de 4,9 ha.

Vite, un autre test. Plus pointu et plus complet, comme le " bilan carbone personnel " de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Il faut, là, se munir d'un an de factures (eau, électricité, gaz) et être capable de répondre à une cinquantaine de questions allant du poids de viande rouge mangée chaque mois au nombre de pantalons achetés dans une année.

Las, le constat est identique : avec 1 418 " équivalents carbone ", mon bilan annuel est là encore inférieur à la moyenne nationale (2 800 éq. carbone) mais tout autant insupportable pour la planète. A lui seul, il représente " la quantité de gaz à effet de serre émise par une voiture de faible puissance effectuant un trajet de 25 784 km ", note froidement l'Ademe. Oups ! A propos de voiture, j'ai oublié de signaler l'existence de ma chère Renault dans le test. Passons, cela vaut mieux.

DYNAMO. Passablement accablé, le néoécolo ne désarme pas et décide de répertorier tout ce qui, chez lui, consomme de l'énergie – histoire de voir. L'exercice est amusant. Surtout au début. Moins à la fin quand il établit la présence, excusez du peu, de 56 appareils électriques. Un tiers, certes, dort dans des placards, comme ce fer à souder antédiluvien ou cette yaourtière n'ayant quasiment jamais servi. Mais les autres fonctionnent au moins une fois par semaine. Comparativement, les appareils à piles (beaucoup de jouets) sont nettement moins utilisés ; sauf qu'ils sont bien plus nombreux : 74. Restent les ampoules, accessoires phares de l'eco-life : avec 16 lampes basse consommation et 17 ampoules classiques (ainsi que quatre néons, un halogène et une LED), le bilan est plus qu'honorable. Revigoré, on se dit alors qu'on faisait jusque-là du développement durable comme M. Jourdain de la prose, sans le savoir.

Mais l'euphorie retombe illico après l'inspection de notre patrimoine vélo, autre objet culte de l'époque antigaspi : quatre des cinq bicyclettes alignées dans le garage sont dotées d'éclairages à piles et une seule (la plus ancienne) d'une lampe dynamo. Qu'à cela ne tienne, précipitons-nous chez Décathlon acheter quatre dynamos. Peine perdue : l'article est introuvable en rayon. " On en a, mais il faut les commander ", indique un vendeur. Le verdict est implacable : le lithium a supplanté l'huile de jarret.

TOPINAMBOUR. Mais comme on dit dans le jargon sportif, justement, l'heure est maintenant venue de " rentrer dans le dur ". Sur le site de GoodPlanet, la fondation du photographe et militant écologiste Yann Arthus-Bertrand, il est recommandé – comme un peu partout ailleurs – de consommer des fruits et légumes de saison cultivés localement. Le " légume du mois " conseillé en ce mois de mars n'est autre… que ce bon vieux topinambour. Préparé en purée, celui-ci peut accompagner agréablement " une volaille rôtie ", apprend-on, mais également… " un foie gras poêlé ". Sacrebleu ! Nous qui pensions que le gavage d'oies était prohibé par la morale écologique. Peu importe. L'idée nous paraît excellente.

Pas très longtemps, là encore. Avez-vous déjà essayé, au XXIe siècle, de proposer du topinambour à des enfants de 10 et 7 ans ? Inutile d'insister. Ni même de faire référence au sympathique Toobo, le petit singe en images de synthèse qui, chaque matin sur la chaîne Gulli, décrit un geste utile pour la planète (comme manger des légumes frais). Cuit puis réchauffé, le kilo de tubercules sera servi à trois repas différents. Avant de finir sa course verticalement, dans le composteur récemment installé au fond du jardin.

Source: lemonde